Réciprocité et communion

Mercredi 17 février 2016, par Service Communication // 2016 Année Sainte de la Miséricorde

Un autre caractère particulier de la miséricorde apparaît ici : la réciprocité.
L’amour miséricordieux n’est jamais unilatéral, même si on peut avoir l’impression du contraire – par exemple pour un père qui prend soin de ses enfants et les éduque, pour un médecin qui soigne un malade, pour un catéchiste qui donne de son temps et de ses forces à la communauté.
Comme Paul le souligne à propos de la collecte à Jérusalem (2Co 8), celui qui donne reçoit toujours. C’est en cela que se révèle la nature de tout acte de miséricorde : « nous devons aussi purifier continuellement toutes nos actions et toutes nos intentions dans lesquelles la miséricorde est comprise et pratiquée d’une manière unilatérale, comme un bien qui est fait aux autres.
Car elle n’est réellement un acte d’amour miséricordieux que lorsque, en la réalisant, nous sommes profondément convaincus que nous la recevons en même temps que ceux qui l’acceptent de nous. Si cet aspect bilatéral et cette réciprocité font défaut, nos actions ne sont pas encore des actes authentiques de miséricorde ; la conversion, dont le chemin nous a été enseigné par le Christ dans ses paroles et son exemple jusqu’à la croix, ne s’est pas encore pleinement accomplie en nous ; et nous ne participons pas encore complètement à la source magnifique de l’amour miséricordieux, qui nous a été révélée en lui »

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