Justice et miséricorde

Jeudi 28 janvier 2016, par Service Communication // 2016 Année Sainte de la Miséricorde

Si l’on regarde l’histoire du peuple d’Israël, on a l’impression d’une tension permanente et presque d’une opposition entre la miséricorde de Dieu et sa justice, tension qui ‒en réalité‒ manifeste que la miséricorde est non seulement plus puissante mais plus profonde que la justice : « L’Ancien Testament nous enseigne déjà que, si la justice est une vertu humaine authentique, et si elle signifie en Dieu la perfection transcendante, l’amour toutefois est plus "grand" qu’elle : il est plus grand en ce sens qu’il est premier et fondamental. L’amour, pour ainsi dire, est la condition de la justice et, en définitive, la justice est au service de la charité. Le primat et la supériorité de la charité sur la justice (qui est une caractéristique de toute la révélation) se manifestent précisément dans la miséricorde » . On peut dire que c’est lorsque l’amour dépasse les limites de la justice et qu’il parvient à sa vraie grandeur en atteignant son but, qu’il se manifeste comme miséricorde : « Il apparaît clairement que l’amour se transforme en miséricorde lorsqu’il faut dépasser la norme précise de la justice – précise et souvent trop stricte ». La miséricorde n’est pas la négation de la justice ; c’est la justice en surabondance.

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