Les œuvres de miséricorde

Samedi 6 février 2016, par Service Communication // 2016 Année Sainte de la Miséricorde

Il y a quatorze œuvres de miséricorde : les sept premières, dites œuvres de miséricorde "corporelles", ne sont que la reprise pure et simple, et légèrement complétée, de la parabole du Jugement dernier (Mt25,31ss) ; les œuvres spirituelles nous ont été transmises par une tradition qui trouve son origine dans les écrits des Pères de l’Eglise et qui devient probablement définitive, selon les termes que nous lui connaissons, au cours du XIIe siècle. Ce septénaire est l’aboutissement d’une recherche visant à associer complétude et perfection.

Les sept œuvres de miséricorde corporelle :

1. Donner à manger à ceux qui ont faim
2. Donner à boire à ceux qui ont soif
3. Vêtir ceux qui sont nus
4. Loger les pèlerins
5. Visiter les malades
6. Visiter les prisonniers
7. Ensevelir les morts

Les sept œuvres de miséricorde spirituelle :

1. Conseiller ceux qui doutent
2. Enseigner ceux qui sont ignorants
3. Réprimander les pécheurs
4. Consoler les affligés
5. Pardonner les offenses
6. Supporter patiemment les personnes importunes
7. Prier Dieu pour les vivants et pour les morts

Le baptisé a le devoir de réaliser la tâche d’annonce et de témoignage qui est plus que jamais urgente dans notre société, à bien des égards, "païenne". La deuxième œuvre de miséricorde spirituelle (enseigner ceux qui sont ignorants) n’est pas la seule qui concerne les baptisés.
L’Année Sainte qui s’ouvre invite par conséquent tous les baptisés à redécouvrir et à actualiser l’ensemble des œuvres de miséricorde ‒ corporelles et spirituelles- et à les traduire dans leur vie et leur mission, ainsi que dans les choix et priorités de leur ministère. Depuis la première œuvre de miséricorde (donner à manger à ceux qui ont faim) jusqu’à la dernière (prier Dieu pour les vivants et pour les morts), l’invitation qui nous est adressée, c’est de comprendre que le véritable service l’homme contemporain consiste à lui annoncer et à lui témoigner du sens ultime de la vie : le don d’un salut capable de vaincre la mort, et donc de donner du sens et du poids au quotidien.

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