AUJOURD’HUI, ENCORE ET TOUJOURS, LE CHRIST EST RESSUSCITE

Lundi 20 avril 2015, par Service Communication // Le mot de notre curé

C’est le temps de Pâques ! La mort est à jamais vaincue, le Christ est ressuscité.
Par Lui, la mort est vaincue parce que transformée, et cela dans son propre corps, dans sa chair transpercée par la lance mais transfigurée par la résurrection. Mesurons certaines conséquences de cet événement, fondement de notre foi.
Avec Pâques, il est désormais certain, au regard du croyant, que la mort n’aura pas le dernier mot : elle n’est plus notre Destin commun. Pâques signifie que la vie de Jésus est plus forte que tous les refus. En se donnant jusqu’à l’extrême (Jn 13, 1) pour Dieu et pour les autres, en faisant de la mort humaine le passage où la vie peut atteindre son accomplissement, Jésus nous assure que les luttes contre l’exclusion et le racisme, contre les maladies et la souffrance, les luttes pour le pain partagé, pour le service mutuel devenu lui-même espace où Dieu est servi et adoré, il nous assure que tous ces combats sont désormais plus forts que la mort, quoi qu’il en soit des apparences.
Telles sont la foi et l’espérance collectives des chrétiens. Dans le mur de la mort, du désespoir et du non-sens, le Crucifié ressuscité a ouvert une brèche. Désormais un chemin est ouvert, un sens est donné ; une espérance fondée est offerte. La résurrection atteste que la protestation de Jésus contre l’intolérable a été entendue. La résurrection inscrit la vie non pas après la mort, mais dans la mort.
Grâce à la vie qu’il a menée parmi nous et à celle des croyants qui l’ont précédée et préparée, la véritable histoire de Dieu avec l’humanité et avec chacun des hommes et des femmes se trouve sauvée, au clair matin de Pâques. Souvent la mort des personnes, même quand celles-ci se trouvent relayées par d’autres générations, nous apparaît comme la mort de leur histoire, engloutie par l’oubli et dont le sens échappe. Pâques nous annonce que ces histoires sont sauvées, car Pâques accomplit en Jésus ce pour quoi toutes ces vies, toutes ces histoires particulières, ont été mises au monde. Dans le corps du Ressuscité se trouve donnée la cellule initiale du monde nouveau où l’ancien se trouve accompli. Voilà pourquoi on lit dans l’épître aux Colossiens (1, 15-20) que « tout a été créé pour lui », le Christ : « en lui habite toute la Plénitude », la plénitude de l’humanité et celle de l’univers créé, « tout est maintenu en lui » c’est-à-dire restructuré, recomposé en lui, tout trouve en lui sa cohésion. Bref, « le Christ ressuscité renoue par la puissance de création dont il est investi ce que le temps traversé par la mort dénoue et éparpille à l’infini »

Jean-Pierre Delmas, votre curé

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