"Je suis le Pain Vivant"

Dimanche 15 juin 2014, par Service Communication // Le mot de notre curé

« JE SUIS LE PAIN VIVANT »

Cette parole de Jésus, que l’apôtre Jean nous rapporte au sixième chapitre de son évangile, est le fondement de la célébration de toute eucharistie.

Le prêtre, au cours de la messe, prend le pain et actualise les paroles de Jésus prononcées à la Cène : « Ceci est mon Corps, livré pour vous. »
Ces paroles sont vivifiantes et c’est pourquoi l’Eglise a voulu leur consacrer un dimanche.
Le dimanche 22 Juin, nous fêterons le Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ.
Le Pain que le prêtre prend dans ses mains au moment de la consécration est le symbole de toute nourriture.
Dans l’eucharistie, la chair de Jésus est vraiment une nourriture, comme son sang est vraiment une boisson. Le pain que le Père nous donne est son fils, livré pour nous, et le pain que nous offrons au Père est ce même fils : telles sont les lignes indissociables de la liturgie.
La nourriture donnée par Dieu n’est plus seulement la participation aux sacrifices faits au Temple, comme c’était le cas avant le Christ. En effet, pour ceux qui mettent leur foi en Christ, Lui-même est la nourriture de Dieu, le pain qui descend du ciel. D’ailleurs, sacrement du salut, l’Eucharistie nous rend participants, par les signes du pain et du vin, à la vie même du Christ, vie offerte pour notre salut.

Communiant à un unique pain, « la multitude que nous sommes est un seul corps », qu’il reste à devenir jour après jour. L’eucharistie est un sacrement pour que notre vie soit toute entière eucharistique et fasse progresser la réconciliation et la paix.
« Jésus allait mourir pour rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » Jn 11, 51. Le sacrifice eucharistique est destiné à nous faire entrer dans l’unité des trois personnes divines, et donc dans leur communion. L’Eglise nous précise : « La Célébration eucharistique est le banquet pascal. C’est à cela que tendent la fraction et les autres rites préparatoires par lesquels les fidèles sont immédiatement amenés à la communion. »

Jean-Pierre Delmas, votre curé

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