L’ACCUEIL DES MIGRANTS

Vendredi 18 septembre 2015, par Service Communication // Le mot de notre curé

Depuis quelques semaines, des migrants venus de Syrie, d’Irak et d’autres contrées troublées se présentent en masse en Europe.
Nous reproduisons ici la réponse très claire de notre pape et indiquons ensuite quelle attitude un chrétien se doit d’observer.

La déclaration du Pape François, le 6 septembre 2015

" Les migrants sont la chair de l’Eglise.
J’appelle les paroisses, les communautés religieuses, les monastères et les sanctuaires de toute l’Europe à exprimer le caractère concret de l’Evangile en accueillant des familles de réfugiés. Ce sera un geste concret de préparation à l’Année Sainte de la Miséricorde.
Que chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère, chaque sanctuaire d’Europe, soit l’hôte d’une famille, à commencer par mon diocèse de Rome. "

L’accueil de l’étranger et la réponse des Eglises

Parler des phénomènes migratoires comme d’une chance pour la famille humaine qui souligne ainsi son unité devient plus difficile aujourd’hui. La crise qui sévit rend leur accueil nettement moins évident. Dans un tel contexte, quelle peut être la parole des Eglises ?

Un problème difficile qui ne laisse pas indifférentes les Eglises !

"Il est légitime que, sur une question aussi complexe, faisant intervenir des facteurs aussi divers, les chrétiens puissent avoir des opinions différentes, en fonction de leur sensibilité et de leur choix politique. Mais il y a des interrogations à côté desquelles aucun disciple du Christ ne peut passer s’il ne veut pas s’entendre dire un jour par Jésus lui-même : « J’étais un étranger et tu ne m’as pas accueilli. » Un silence impossible de la part des disciples du Christ.
Si l’un des critères de la fidélité au Christ réside en ce que "la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres", alors, de fait, les évêques / les chrétiens ont raison de noter que la Mission passe par une attention particulière à ceux qui viennent répercuter le cri du Tiers-Monde jusque dans notre société, et qu’il ne saurait y avoir de discrimination dans la solidarité."

Contre l’indifférence, la solidarité !

"Un étranger en situation illégale est exclu du droit, donc exclu d’une reconnaissance sociale au sein d’une communauté nationale. Il n’existe pas au regard des autres.
L’Eglise, pour qui toute personne humaine a une dignité inaliénable du fait de l’image de Dieu qui la constitue, ne peut accepter cette exclusion et affirme que, même en situation illégale, tout homme est sujet de droits. (...)
En tout état de cause, ce qui prime, c’est la sauvegarde de la vie humaine. Quand celle-ci apparaît clairement menacée par un retour au pays d’origine, les chrétiens reconnaissent comme leur devoir de s’engager et d’assurer à la personne concernée la protection nécessaire. Le principe évangélique demeure pour eux une référence : "Le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat". Il ne peut y avoir, au nom de la loi, des personnes sacrifiées. (...)

Jean-Pierre Delmas, votre curé

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