LA COMPLAINTE DU CURE

Jeudi 29 juin 2017, par Service Communication // Le mot de notre curé

Dans quelques semaines, moi, Jean-Pierre Delmas, votre curé, je quitterai la Bouriane et découvrirai les bords du Célé aux abords calmes et aimables. Je vous amènerai avec moi, ne conservant que les souvenirs affables qui ont ponctué comme par étape six longues années marquées de nombreux rebondissements.
Et pourtant ! en ces derniers mois, que d’élans se sont dissipés ! que de tristesses sont venues ternir l’éclat de notre paroisse que je chéris ! la seule perspective de ne plus disputer avec le curé et de nombreuses personnes reprennent le chemin de la discorde, du mensonge, des « ragots », de la lâche dénonciation à l’évêque, de paroles pleines de rancœur durant la sainte messe…

C’est la dernière fois que j’attire votre attention : reprenez-vous, je vous en prie. Il est de mon devoir de vous avertir que le manquement grave à la communion fraternelle transperce le cœur du Christ, et cela, à tout instant.
Pour se reprendre, il n’est d’autre chemin que la demande de pardon : « Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé », nous dit-Il. Reprenez-vous, je vous en prie !

En 2016, notre cher pape François nous rappelait des points fondamentaux :

« La vérité première de l’Eglise est l’amour du Christ. L’Eglise se fait servante et médiatrice de cet amour qui va jusqu’au pardon et au don de soi. En conséquence, là où l’Eglise est présente, la miséricorde du Père doit être manifeste. Dans nos paroisses, les communautés, les associations et les mouvements, en bref, là où il y a des chrétiens, chacun doit pouvoir trouver un oasis de miséricorde.
Nous ne pouvons pas échapper aux paroles du Seigneur et c’est sur elles que nous serons jugés :
Il nous sera demandé si nous nous sommes faits proches de celui qui est seul et affligé ; si nous avons pardonné à celui qui nous offense ; si nous avons rejeté toute forme de rancœur et de haine qui porte à la violence ; si nous avons été patients à l’image de Dieu qui est si patient envers nous ; si enfin nous avons confié au Seigneur dans la prière nos frères et sœurs. C’est dans chacun de ces plus petits que le Christ est présent. N’oublions pas les paroles de Saint Jean de la Croix : « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’Amour ».

Jean-Pierre Delmas, votre curé
Le 2 Juillet 2017

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