Le droit de changer d’avis

Mercredi 4 octobre 2017, par Secretariat // Le mot de notre curé

Dans la parabole de l’Evangile de ce dimanche, Jésus nous montre deux fils qui ressemblent étrangement à deux parts de nous-même. L’un dit "oui" parce qu’il ne veut pas décevoir son Père, mais ne fait pas ce qu’il a dit ; l’autre dit "non" mais se ravise, se convertit, et fait
finalement la volonté du Père qu’il ne voulait pas faire précédemment.
Le premier désire faire la volonté du Père mais n’y arrive pas, ne sait pas passer du désir à la volonté. Il n’est pas capable de correspondre à ce qu’il croit, il est prisonnier de lui-même.
Le second est capable d’abord de vérité, même avec son Père, et même au risque de décevoir. Mais il est aussi capable de se reprendre, de réaliser les mauvais chemins qu’il a pris, d’y renoncer et de se
convertir. Enfin, et surtout, surtout, il a en lui la force de faire ce qu’il ne voulait pas faire et qu’il reconnaît comme étant le bon chemin
finalement.
Qu’est-ce qui nous permettra de ressembler à ce deuxième fils, celui que nous désirons tous pouvoir être : quel est son secret ?
Il est libre, vraiment libre. D’abord par rapport à lui-même, à la propre image qu’il a de lui ; et ensuite au regard des autres, sans se laisser enfermer dans l’image qu’il a donné de lui-même.
Cette liberté, si essentielle pour vivre en chrétiens dans un monde qui ne l’est plus, en reconnaissant toutes nos compromissions avec le
péché, et notre besoin de changer de vie courageusement, se puise dans l’humilité, la grande vertu de tous les saints, cette vertu qui s’acquiert en se laissant regarder par Dieu, notre Père qui ne cesse de nous inviter à faire sa volonté !

Abbé David Réveillac

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