Le pain qui vivifie pour toujours.

Vendredi 10 août 2018, par Secretariat // Le mot de notre curé

Lorsque nous faisons des courses pour acheter du pain, nous partons à la boulangerie ou au dépôt de pain qui nous convient le plus. Notre choix se porte sur un type de pain parmi tant d’autres et ce, en fonction de notre goût et de la capacité de notre porte-monnaie. Le lieu choisi est un lieu de rencontre où nous pouvons croiser d’autres personnes : les vendeurs, un ami, un voisin, un parent proche ou lointain etc. Nous pouvons également croiser des personnes moins sympathiques et même pénibles. Ce pain que nous achetons là, va au-delà de sa capacité nutritionnelle et donne lieu à des rencontres plus ou moins agréables.
Si la rencontre entre Jésus et la foule dont il est question dans l’Évangile de ce 19ème dimanche du Temps ordinaire fut agréable au moment de la multiplication des pains, elle ne l’a pas été après son discours sur le Pain de Vie. La foule le suit à cause du pain matériel périssable comme jadis la manne au désert. Elle récrimine contre lui lorsqu’ il essaie de les faire passer du pain périssable au pain qui vivifie pour toujours. Ce pain-là c’est son corps livré et son sang versé pour la multitude. Les juifs ont du mal à le comprendre parce qu’ils le connaissent bien et lui prétend descendre du ciel. Aujourd’hui encore tant de personnes ont du mal à admettre la présence réelle de Jésus dans le pain et le vin après la consécration. Et pourtant Jésus a été clair « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. »Il s’agit donc d’une nourriture à la fois matérielle et spirituelle pour la vie éternelle et non pas pour la vie sur terre seulement. Les paroles de ce chant de communion illustrent bien cette réalité en ces termes ; « Un peu de pain pétri par les mortels quand Dieu y vient il devient Pain éternel pour changer à qui veut bien son eau sans goût en vin. » La dernière phrase se réfère aux noces de Cana. De plus, l’Eucharistie est le prélude du banquet éternel auquel nous sommes tous conviés. Estimons-nous heureux de goûter dès
ici-bas au bonheur de ciel. « Heureux les invités au repas du Seigneur ! » Ayons une intention de prière ce jour pour les chrétiens qui ne peuvent pas communier à la messe pour des raisons diverses et pour toutes les personnes dans le monde qui ignorent le pain qui vivifie pour toujours.

Père Théotime SOMDA.

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