« Partage ton pain avec celui qui a faim »

Mardi 18 février 2014, par Service Communication // Le mot de notre curé

« Partage ton pain avec celui qui a faim »

Tout croyant qui fait œuvre de justice, de partage ou de miséricorde devient « lumière qui se lève dans les ténèbres ». Sa vie sort de l’obscurité.
Il observe ainsi les préceptes du prophète Isaïe, tels qu’ils sont énoncés dans ce passage biblique lu le dimanche 9 février : « Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux, ne te dérobe pas à ton semblable ; la gloire du Seigneur t’accompagnera. » Isaïe 58, 7
Le disciple de Jésus doit donner l’humble témoignage en actes et en paroles d’une vie transformée par l’Evangile, au service de chacun.

En fait, l’Eglise, depuis 20 siècles, est au service des pauvres.
Déjà, Saint Paul avait organisé une collecte pour les pauvres de Jérusalem.
En l’an 165, saint Justin constate : « Nous mettons en commun ce que nous avons, et nous le partageons avec les pauvres. » En 369, saint Basile, pour accueillir les pauvres qui affluent, construit une cité, qu’on appelle la Basiliade. En 604, le pape Grégoire le Grand écrit : « Quand nous donnons aux miséreux les choses indispensables, nous ne leur faisons pas de largesses personnelles : nous leur rendons ce qui est à eux. » En Gaule, c’est en 397 que saint Martin a ce geste célèbre de donner la moitié de son manteau.
Aux 11ème et 12Ième siècles apparaissent les hôpitaux, c’est-à-dire les hospices accueillant les pauvres, les pèlerins et les malades. En 1660, saint Vincent de Paul fonde les filles de la charité et dit : « Vous servez Jésus-Christ en la personne des pauvres. Et cela est aussi vrai que nous sommes ici. »
Au XIXème siècle, se multiplient les congrégations de religieuses pour le service des pauvres, en particulier des enfants pauvres. En 1891, le pape
Léon XIII, par l’encyclique Rerumnovarum, met en forme la doctrine sociale de l’Eglise.
Le XXème siècle ne fut pas en reste : Helder Camara, Romero, Rodhain (Secours Catholique), l’Abbé Pierre, Mère Teresa, Sœur Emmanuelle, Wrezinski (Quart monde), autant de personnalités-phares attestant le souci permanent des pauvres.
Puisse le XXIème siècle développer cette exigence évangélique !

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