Quel terrain sommes-nous ?

Mardi 8 juillet 2014, par Service Communication // Le mot de notre curé

Quel terrain sommes-nous ?

Nous le savons : la semence, c’est la Parole de Dieu, toujours adaptée au cœur de l’homme, toujours riche de promesse. En cette période de Mundial de football, nous savons qu’elle est la meilleure pour faire équipe avec nous, puisque c’est Dieu lui-même qui l’a sélectionnée !

Donc, si les fruits ne viennent pas, ce n’est pas la faute de la semence, mais celle du terrain. On accuse toujours le mauvais état du terrain pour justifier d’avoir perdu un match. On dit en général, que pour le terrain, on a de la chance ou on n’en a pas. Que voulez-vous, moi je suis de la rocaille, dans le Lot c’est normal et je n’y peux rien !

Or, nous y pouvons quelque chose et c’est justement ce que Jésus nous fait comprendre. Personne n’est victime d’un fatalisme, les terrains ne sont pas distribués à la loterie. Nous sommes les jardiniers de nos cœurs et ce ne sont pas des terrains que nous avons… mais des terrains que nous sommes et que nous avons à devenir.

Alors parfois, nous accueillons la Parole dans la région la moins apaisée de notre Etre : elle n’est alors qu’une simple information parmi tant d’autres. En cette période estivale, où nous sommes invités à découvrir une surprise à chaque pas, la Parole se trouve perdue au milieu de tant et tant de propositions. Négligée, écrasée, cette Parole ne peut pas germer.

Ou parfois, la Parole germe vite et bien ! C’est le premier émerveillement devant la beauté d’un message ! Mais très vite, l’enthousiasme retombe car, sous la première couche qui accueille le grain, le terrain est dur : mon intelligence demande à voir, on compare la Bonne Nouvelle aux évidences plus faciles des autres connaissances… et tout retombe comme un soufflet.

Parfois encore, la Parole crée une certaine résonnance en nos cœurs, mais d’autres voix intérieures couvrent rapidement celle de Jésus… Les plaisirs de la vie, les loisirs et les vacances, les richesses de toutes sortes qui deviennent un vrai chiendent du cœur, les soucis trop nombreux… Mais si nous attendons de ne plus avoir de soucis pour vivre, nous risquons de ne jamais vivre !

Si la Parole ne lève pas en nous, peut-être nous résignons-nous trop vite à la laisser s’asphyxier. Pourtant, nous avons tous une très belle terre en nous, retournée et donc convertie depuis longtemps. Ce beau terreau de nos cœurs qui a recueilli toutes nos feuilles mortes !

C’est la région de notre cœur et de notre vie qui reste sans cesse en attente de la Parole et de l’amour du Seigneur. Cela demande de nous laisser pétrir le cœur par le Christ : offrir à Celui qu’on a pris, à juste titre, pour le Jardinier à la Résurrection, le loisir de labourer les sols de nos cœurs, afin que le Semeur y jette des graines d’éternité ! C’est peut-être cela le secret du bonheur !

Père Franz

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