Soyez parfaits comme votre Père

Jeudi 23 février 2017, par Service Communication // Le mot de notre curé

Fais davantage, nous demande l’Evangile de dimanche dernier : non seulement mille pas obligatoires mais deux mille pas volontairement consentis avec celui qui t’a forcé à marcher.

Mais pourquoi le Christ nous demande de tendre l’autre joue à celui qui nous a giflés sur une joue ? Aurions-nous tant à réparer, à se faire pardonner ?
Pourquoi s’éloigne-t-il de la loi du talion : « œil pour œil dent pour dent » ou de cette pratique qui veut que l’on aime ses amis et que l’on n’aime pas ses ennemis ?

En nous indiquant d’aimer tous les hommes, amis ou ennemis, Jésus rentre en fait en belle résonnance avec un désir largement répandu d’une vie meilleure : imaginons quelques instants ce que serait notre vie, celle de nos familles ou communautés, et celle du monde si nous ne ripostions pas au méchant, si, très simplement, nous nous conformions au précepte de la bible : « Tu ne te vengeras pas ».

Dieu lui-même n’envoie-t-il pas ses bienfaits à tous, bons ou méchants ?
Du reste, en ce qui nous concerne, nous n’avons même pas à nous prévaloir de ce que nous pouvons avoir fait de bien. Les chrétiens ont à se rappeler qu’ils ne peuvent pas mettre leur fierté dans une autosatisfaction de quelque nature que ce soit, puisqu’ils sont au Christ et que le Christ est à Dieu. Donner sa confiance au Christ, même si nous sommes malmenés, est la seule force qui conduise chacun à aimer au-delà de lui-même.

Grâce à cette attitude de confiance, nous sommes aussi parfaits que le Père. Nous devenons Fils, participant de la nature divine, dans la mesure où l’on fait les mêmes actions que le Père, qui octroie le soleil et la pluie à tous les hommes, gratuitement et sans distinction.

Jean-Pierre Delmas, votre curé

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