"Tenez ferme"

Jeudi 19 février 2015, par Service Communication // Le mot de notre curé

Le Pape a écrit un message pour le Carême intitulé « Tenez ferme » Jc5, 8.

Le Carême, écrit-il, est un « temps de grâce » 2 Co 6,2. Dieu ne nous demande rien qu’il ne nous ait donné auparavant : « Nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier » 1 Jn 4, 19. Il nous arrive, quand nous allons bien, d’oublier de penser aux autres (ce que Dieu ne fait jamais), nous ne nous intéressons plus à leurs problèmes, à leurs souffrances, aux injustices qu’ils subissent…. Notre cœur tombe alors dans l’indifférence. Cette attitude égoïste, d’indifférence, a pris aujourd’hui une dimension mondiale, au point que nous pouvons parler d’une mondialisation de l’indifférence.
Le monde tend à s’enfermer sur lui-même ; c’est pourquoi l’Eglise ne doit pas être surprise si elle est repoussée et blessée. Le peuple de Dieu, en fait, a besoin de renouveau.
Durant ce Carême, il est bon de méditer pour ce renouveau selon deux pistes :

• « Où est ton frère ? » Gn 4 - Les paroisses et les communautés -
Pour faire fructifier pleinement ce que Dieu nous donne, il faut dépasser les frontières de l’Eglise visible dans deux directions.
D’une part, en nous unissant à l’Eglise du ciel dans la prière : les saints ont vaincu définitivement l’indifférence, la dureté du cœur et la haine.
D’autre part, chaque communauté chrétienne est appelée à franchir le seuil qui la met en relation avec les pauvres et ceux qui sont loin. L’Eglise est par nature missionnaire ; elle n’est pas repliée sur elle-même, mais envoyée à tous les hommes.

Chers frères et sœurs, je désire tant que les lieux où se manifeste l’Eglise, en particulier nos paroisses et nos communautés, deviennent des îles de miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence !

• « Tenez ferme » Jc5,8 -chaque fidèle -
Le Carême est un temps propice à montrer l’intérêt vers l’autre par un signe, même petit, mais concret, de notre participation à notre humanité commune.
La souffrance de l’autre constitue un appel à la conversion parce que le besoin du frère me rappelle ma dépendance envers Dieu et mes frères.

Je désire prier avec vous le Christ en ce Carême : « Rends notre cœur semblable au tien. » (litanies du sacré cœur de Jésus).
Je vous demande de prier pour moi. Que le Seigneur vous bénisse.

Du Vatican, le 4 octobre 2014, fête de saint François d’Assise

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