Un Corps Livré, un Sang Versé.

Samedi 2 juin 2018, par Secretariat // Le mot de notre curé

De quel corps s’agit-il ? De quel sang s’agit-il ? Nous trouvons la réponse à ces questions dans les textes liturgiques de ce dimanche en la solennité du Saint Sacrement. La fête du Saint Sacrement appelée autrefois Fête-Dieu est une solennité Catholique et Anglicane qui était jadis célébrée le jeudi après la Sainte Trinité en référence au jeudi saint, c’est à dire soixante jours après Pâques.
Elle a été reportée au dimanche pour favoriser la participation d’un plus grand nombre de fidèles. Elle commémore la présence réelle de Jésus Christ dans le Très Saint Sacrement de L’Eucharistie sous les espèces du pain consacré qui est le corps livré de Jésus et le vin consacré qui est le sang versé de Jésus pour le salut de la multitude. A la différence de la liturgie du jeudi saint, des processions avec le Saint Sacrement ont souvent lieux après la messe dans les grandes artères des villes et des campagnes.
Nous découvrons toute la profondeur de la solennité du Saint Sacrement dans ces paroles de l’Évangile : « Prenez, ceci est mon corps …Ceci est mon sang, le sang versé pour la multitude. » Nous la trouvons aussi dans ces paroles de la Préface de la messe : « Quand tes fidèles communient à ce sacrement, tu les sanctifies pour que tous les hommes habitants le même univers, soient éclairés par la même foi et réunis par la même charité. Nous venons à la table d’un si grand mystère nous imprégner de ta grâce et connaître déjà la vie du Royaume. » Nous la trouvons enfin dans ces paroles de saint Jean Chrysostome : « Songe à quel honneur tu es élevé, à quelle table tu participes. Ce que les Anges voient en tremblant, ce qu’ils n’osent contempler librement à cause de la splendeur qui en rayonne, nous en faisons notre nourriture, nous nous y unissons, et nous devenons avec le Christ un seul corps et une seule chair. Il nous nourrit de son propre sang et, par tous les moyens, nous incorpore à lui. » Quelle chance avons-nous ! Profitons-en tant que nous pouvons dans l’espérance du banquet céleste qui est notre destination finale dans le Royaume de Dieu.

Père Théotime SOMDA.

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