UNE EGLISE TRANSFORMEE ET RENOUVELEE

Dimanche 28 juin 2015, par Service Communication // Le mot de notre curé

L’Église est prise, comme toutes les institutions, dans les turbulences de l’époque. De nombreux chrétiens en ont conscience et sans doute souscriraient-ils à cet aveu opportunément provocant d’un évêque français : « J’aimerais une Église qui ose montrer sa fragilité » Au concile Vatican II, l’Église eut l’humilité de le reconnaître (Gaudiurn et spes)
« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée » (Mt 5, 13). L’important, en fait, ce n’est pas l’étendue de la ville, mais qu’elle soit sur la hauteur. Le rayonnement du peuple ecclésial ne tient pas d’abord au nombre de chrétiens qu’il rassemble mais à son dynamisme évangélique.

Quatre signes porteurs d’espérance
Inutile de regretter le passé. Il nous a échappé et il continuera de s’éloigner inexorablement du temps présent. La parole de Yahvé, dans le livre d’Isaïe, nous invite à regarder au-devant : « Ne vous souvenez plus d’autrefois, ne songez plus aux choses passées. Voici que je vais faire du nouveau qui déjà paraît, ne l’apercevez-vous pas ? » (Is 43, 18-19). Dieu nous appelle de façon nouvelle à travers la nouveauté d’un temps. Le concile Vatican Il parlait des « signes des temps » (Unitatisredintegratio, n° 4). L’expression ne serait-elle pas valable pour l’Église elle-même ? Relevons quatre signes porteurs d’espérance, en acceptant de ne pas être exhaustifs.
• Une expérience spirituelle renouvelée
Elle se manifeste notamment à travers les multiples initiatives qui sont prises pour rendre la liturgie plus vivante et plus personnalisée, pour créer des groupes de prière, pour organiser des haltes spirituelles et des journées de retraite, pour susciter des partages de la Parole de Dieu, pour animer des groupes bibliques, pour faire émerger des communautés nouvelles, pour réaliser un accompagnement spirituel….
• La formation des chrétiens
On ne peut ignorer que la coresponsabilité est inséparable de la formation des chrétiens : ministres ordonnés et laïcs. Cette formation doit promouvoir une vie dans et selon l’Esprit ; pastorale, attentive au monde de ce temps et à la mission d’évangélisation. La responsabilité de chrétiens chargés d’une mission spécifique appelle une formation appropriée.
• La démarche catéchuménale
Le catéchuménat est une réalité vivante, et, selon toute vraisemblance, il a de l’avenir. Une expérience de vie chrétienne au ras du sol » d’itinérance avec d’autres, dans un petit groupe, devient aujourd’hui un chemin privilégié pour tous ceux (jeunes ou aînés) qui acceptent de s’engager dans une recherche de croyants.
• L’essor de la communication
L’Évangile est un message de bonheur pour aujourd’hui. Mais il ne prendra chair que s’il est transmis par différents relais de communication : prédicateurs, catéchistes, éducateurs, médias, etc. Pour nombre de nos contemporains, la vie sacramentelle n’est plus le premier point de repère de la foi. Ces repères, ce sont plutôt la parole médiatisée de l’Église, le rayonnement de certaines communautés, l’action sociale des chrétiens au coude à coude avec d’autres.
Au terme de ces réflexions, faut-il conclure ? L’avenir ne nous appartient pas. Il échappe très largement à notre connaissance et à nos choix. L’action imprévisible de l’Esprit - l’histoire le manifeste - est capable de nous réserver bien des surprises. L’avenir dépend aussi de nous. Pensons à ce que nous cherchons et pour lequel nous sommes envoyés. Nous ne saurions rester en repos tant qu’un seul homme, sur terre, ignorera qu’il est aimé de Dieu.

Jean-Pierre DELMAS, votre curé, le 28 juin 2015

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